Test du Memstar

Nous avons eu le plaisir de tester ce petit boitier qui permet de pointer facilement les objects du ciel, tel un Goto mais de manière manuelle. Notre retour est plus que positif !

[ Ce retour de test n’est en aucun cas sponsorisé. Le Memstar a été acheté par un des membres de l’ASAT ]

Le test a été réalisé depuis une terrasse à Sète, grâce à un ciel plutôt dégagé, puis depuis le Larzac, avec un ciel sans pollution lumineuse.

Toutes les infos générales concernant ce petit boitier sont sur leur site internet : https://www.memstar.fr/. Le Memstar a été acheté au prix de 169 euros + 10 euros de livraison UPS. 180 euros pour – nous en sommes convaincus – un excellent investissement à venir pour l’ASAT et pour toute personne qui ne connait pas le ciel par coeur !

Installation : rien de bien sorcier ! Il faut 3 piles AAA et un petit tournevis. On colle un scratch sur le télescope, un autre sur le boitier MeMstar, et c’est parti pour la configuration.

Pas besoin d’être ultra précis dans la fixation, le MeMstar s’adapte tout seul au positionnement, tant que c’est plus ou moins dans l’axe. A noter qu’il n’y a pas de bouton ON/OFF, le système se met en veille au bout de 3 minutes d’inactivité. Cependant, veille signifie consommation électrique tout de même. Un MeMstar au fond d’un sac pendant 30 jours, et les piles en auront sûrement pris un coup !

Le téléphone :  La prochaine étape est l’installation de l’application sur le téléphone. Pas forcément un très récent d’ailleurs, ce qui est bien. On télécharge l’app, on installe, on passe en mode rouge (présent sur l’appli), on prend la bonne langue, et on connecte en Bluetooth ! C’est super rapide.

Utilisation : Tout a été installé, maintenant il faut pointer ! Le MeMstar permet de s’affranchir d’une connaissance parfaite du ciel, mais un minimum est requis. On vous rassure, c’est vraiment un minimum !

Il suffit en effet de pointer 4 étoiles pour calibrer le boitier. Pour le test, nous avons utilisé Vega (Lyre), Deneb (Cygne), Arcturus (Bouvier) et Altair (Aigle) … On aurait également pu utiliser la polaire ou toute autre étoile, une liste est proposée par le MeMstar afin de satisfaire à sa configuration. Ensuite, cela doit être mieux d’avoir des étoiles assez espacées dans le champ de vision pour aider à la calibration. Avec un téléphone et Stellarium, les 4 étoiles sont vite trouvées !

Pour le calibrage, nous avons utilisé un TeleVue Nagler 13mm, mais nous avons vu un petit décalage dans le pointage. Il est préférable de monter un petit peu dans le zoom afin d’améliorer le centrage de l’étoile. Avec un Baader 8-25mm, on a pu optimiser tout ça.

Voilà, c’est tout bon ! Maintenant on peut jouer, et là trouver une cible devient un jeu d’enfant !

Vous sélectionnez l’objet souhaité dans une liste… et c’est beaucoup moins sympa ! En effet, c’est un des défauts de l’application, l’interface n’est tout de même pas top. Très basique, et on a eu des petits soucis pour bien naviguer. Mais rien de bien méchant pour être honnête ! Bref, après la sélection d’un objet, il n’y a plus qu’à se laisser guider.

En suivant les flèches, vous bougez votre télescope :

Quand vous êtes à zéro (ou très proche), c’est que c’est bon !

Et pas besoin de regarder au viseur, la victime de la soirée est déjà dans le champ de l’oculaire ! Si bien-sûr vous avez correctement calibré le boitier.

Attention, un petit coup pied dans le télescope, un petit déplacement, et il faut tout recommencer. Donc stabilité et immobilité sont les maitres mots !

Votre objet est plein azimut et vous n’avez pas de chercheur coudé ? Pas de souci, et surtout pas de problème de dos, votre œil directement à l’oculaire du Dobson et c’est dans la rétine.

On s’est surpris de pointer des objets en moins de 10 secondes. Par exemple, l’anneau de la Lyre, ou alors Messier 27 (Nébuleuse de l’Haltère). Bref, on est conquis !

Le bilan : nous avons été surpris et conquis (mais vraiment conquis !) par ce petit objet. Raisonnable en termes de coûts, utilisation facile, peu de défauts ! L’interface de recherche, les piles et la difficulté à l’adapter sur autre chose qu’un télescope (compliqué sur des jumelles sur trépied, longue vue sûrement plus facile)… Oui, il y a quelques défauts, mais rapidement mis de côté à l’utilisation !

Si vous avez le budget pour cet appareil, on recommande grandement l’investissement. On peut se dire que la beauté de l’observation consiste à chercher sa cible manuellement au chercheur, et nous sommes 100% d’accord. Mais si votre connaissance du ciel est basique et que souhaitez voir un maximum d’objets lors d’une soirée, vous profiterez au maximum du ciel grâce à ce petit boitier !

En espérant que ce petit compte rendu vous a éclairé sur cet outil, on va pour notre part continuer à l’utiliser et bien en profiter !